La contraception

Pilule, préservatif, anneau vaginal, stérilet au cuivre ou hormonal, implant... Les solutions contraceptives sont bien plus nombreuses qu'il n’y a quelques années, au point parfois de provoquer une certaine confusion. Voici une liste des plus courantes, sachant qu'il n'y a pas de solution « meilleure » qu'une autre, mais plutôt des méthodes plus ou moins adaptées à chaque profil. Le mieux étant, pour se décider, d'en parler avec son médecin...

La pilule

Bien que régulièrement mise en cause, d'autant plus avec les doutes entourant la pilule de troisième génération, la pilule est d'une grande efficacité (supérieure à 99%). Une condition toutefois: ne pas l'oublier. Il existe trois sortes de pilules: les pilules «combinées» ou oestroprogestatives, les pilules microprogestatives (contenant seulement un progestatif) et enfin les traitements progestatifs.

Une pilule microprogestative n'est effective que 27 heures. Il faut donc la prendre tous les jours. Elle ne supprime pas l'ovulation, ce qui a pour conséquence que les règles surviennent le plus souvent à la date attendue, même en cas de prise de la pilule en continu.

Une pilule combinée, en revanche, supprime l'ovulation. Si on la prend tous les jours, on n'a donc plus ses règles. C'est l'arrêt de la pilule combinée pendant 7 jours entre deux plaquettes qui provoque des saignements.

Les pilules sont toutes délivrées sur ordonnance et leur prix varie, en moyenne, 2 à 15 euros. Certaines peuvent être remboursées jusqu'à 65%, et il existe des génériques. C'est souvent la première contraception pour les jeunes filles, d'autant que certaines pilules promettent de faire un sort à l'acné, un argument non négligeable. Attention toutefois, pensez à prévenir votre médecin en cas de tabagisme ou d'antécédents de problèmes cardio-vasculaires, ces deux éléments pouvant être des contre-indications à cette méthode contraceptive.

L'implant

C'est un petit bâtonnet de la taille d'une allumette, qui s'insère sous la peau généralement pendant les règles, sous anesthésie locale. L'implant contraceptif reste efficace pendant trois ans et peut être retiré par un médecin à tout moment. Le principe est simple : une fois installé, il diffuse en continu un progestatif. L'effet est immédiat, dans les 24 heures suivant la pose. Il s'obtient sur ordonnance pour environ 160 euros et est remboursé à 65 %.

Les avantages ? Une grande efficacité : 99% et des effets secondaires non systématiques qui disparaissent généralement quelques mois après la pose. Les contre-indications ? Antécédents de troubles de la circulation (phlébite, embolie pulmonaire), présence ou antécédent d'affection hépatique sévère, hémorragies génitales, hypersensibilité au principe actif ou à l'un des excipients.

Le stérilet

stérilet pour la contraception

Le stérilet hormonal est composé d'un petit réservoir contenant une hormone : un progestatif, le tout étant porté par une fine structure plastique en T. Il est inséré par un médecin dans l'utérus et peut y demeurer pendant 5 ans. Son action empêche les spermatozoïdes de franchir le col de l'utérus et la nidation, c’est-à-dire l’implantation de d’un éventuel ovule fécondé. Par ailleurs, il a tendance à diminuer la durée, le volume et les douleurs des règles. Chez certaines femmes, les saignements menstruels disparaissent même totalement au bout de quelques semaines ou mois. C'est un point à prendre en compte si pour vous avoir ses règles est indissociable de votre perception de la féminité. Il faut se le procurer sur ordonnance. Ce dispositif coûte environ 125 euros et est remboursé à 65%. Ajoutons que contrairement aux idées reçues, une femme n'ayant jamais eu d'enfants peut tout à fait avoir recours à ce type de contraception. Les effets secondaires sont assez rares : ce peut être une légère prise de poids, ou encore un peu d'acné. C'est la contraception idéale pour les femmes souffrant de règles abondantes et douloureuses et/ou souhaitant ne plus se prendre la tête avec leur contraception.

Le stérilet en cuivre fonctionne mécaniquement. Il rend les spermatozoïdes inactifs après avoir également été placé dans l'utérus par un médecin, et empêche la nidation d’un éventuel ovule fécondé. Son action peut se prolonger pendant 10 ans. Il s'obtient sur ordonnance, pour environ 30 euros et est remboursé à 65%. La méthode est séduisante pour les femmes qui ne souhaitent pas prendre des hormones tout en voulant être assurées d'une contraception fiable. Mais il a tendance à entraîner des règles très abondantes.

Le patch

Le patch contraceptif est collé sur la peau (abdomen ou fesses) par son utilisatrice et doit être renouvelé chaque semaine. Il libère une combinaison d'hormones : progestérone et œstrogène. On l'interrompt après trois semaines d'usage, ce qui provoque l'arrivée des règles. Il est délivré sur ordonnance, coûte environ 15 euros par mois et est non remboursé. Il est aussi sûr que la pilule et moins contraignant.

L'anneau vaginal

L'anneau diffuse des hormones, comme le patch ou la pilule. Il se pose au fond du vagin comme un tampon et reste en place trois semaines, après quoi, son retrait provoque les règles. Il est prescrit sur ordonnance, pour 15 euros par mois, sans remboursement. C'est aussi une solution qui pourrait détrôner la pilule, tant les effets secondaires sont minimes et la pose facile, selon les utilisatrices. Autre avantage: on ne pense à rien pendant trois semaines.

Le préservatif

On ne présente plus cette méthode ancestrale de contraception et, c'est important, de protection contre les maladies sexuellement transmissibles. En cas de relations amoureuses... mouvementées, le mieux est d'ailleurs de pratiquer la « double protection » une contraception hormonale ou mécanique et un préservatif.

Fabriqué en latex, le préservatif masculin se place au début du rapport sexuel et doit se conserver jusqu'à la fin en faisant attention à ne pas le renverser au moment du retrait. Il est à usage unique et n'est pas remboursé. Il est commercialisé en vente libre. Il en existe des parfumés, certains sont en plus ou moins fins, veinés ou torsadés. Bref, le choix est large !

Le préservatif féminin est également très fiable. C'est un anneau souple qui se place dans le vagin plusieurs heures avant le rapport sexuel. Il ne doit être utilisé qu'une seule fois. On le trouve en vente libre à partir de 8 euros les trois préservatifs. Il n'est pas remboursé.

La cape cervicale et le diaphragme

La cape cervicale et le diaphragme sont disposés au fond du vagin bien avant le rapport sexuel. Ils empêchent le passage des spermatozoïdes. Attention, ils sont délicats à poser et nécessitent qu'un médecin ou une sage-femme vous apprennent à les placer. Ils ne sont disponibles que sur ordonnance à partir de 33 euros et sont peu remboursés.

Les méthodes qu'on ne vous recommande pas...

Le nombre d'avortements et des grossesses précoces en France restent élevés. On ne saurait que vous conseiller, si vous ne voulez vraiment pas tomber enceinte, de faire votre choix parmi les méthodes précédemment énoncées. Il existe néanmoins des solutions alternatives, comme les spermicides, qui sous forme d'ovule, d'éponge ou de gel, détruisent les spermatozoïdes. Considérés comme peu fiables, ils sont surtout utilisés en complément d'un autre contraceptif. Ils sont vendus à partir de 7 euros, sans ordonnance et ne sont pas remboursés.

Encore plus aléatoires, les méthodes dites « naturelles ». Le principe : observer et l'identifier la période de l'ovulation, de sorte à éviter d'avoir des rapports sexuels fécondants à ce moment-là. Méthode du « Retrait », « Ogino », « Billings »... On connaît tous une personne née suite à ce type de contraception...

Il est rappelé l'intérêt des préservatifs dans la prévention du VIH/SIDA et des autres IST